Meta défie le Canada : fin du partage de nouvelles sur Facebook et Instagram

Meta défie le Canada : fin du partage de nouvelles sur Facebook et Instagram

27 juin 2023
Meta défie le Canada : fin du partage de nouvelles sur Facebook et Instagram

Fin du partage de nouvelles sur Facebook et Instagram au Canada : la réaction de Meta

Dans un monde toujours plus connecté, les récentes décisions de Meta Platforms Inc., autrefois connue sous le nom de Facebook, pourraient avoir des implications majeures pour l’accès à l’information. La société a annoncé qu’elle mettrait fin à l’accès aux actualités sur Facebook et Instagram pour tous les utilisateurs au Canada, à la suite de l’adoption d’une nouvelle loi canadienne, la Loi sur les nouvelles en ligne, ou projet de loi C-18.

Le projet de loi C-18, approuvé par le Sénat et sur le point de devenir loi, exige des entreprises technologiques comme Meta et Google qu’elles versent une redevance aux médias canadiens pour les liens vers des articles de presse qui sont postés sur leurs services. Cette législation a été proposée en réponse aux plaintes de l’industrie des médias du Canada, qui réclame une réglementation plus stricte des entreprises technologiques pour les empêcher de concurrencer les entreprises de presse sur le marché de la publicité en ligne.

Bien que Meta soit en train de tester comment une interdiction de liens d’actualités au Canada pourrait fonctionner, la société a déjà confirmé que la disponibilité des actualités sera supprimée sur Facebook et Instagram pour tous les utilisateurs au Canada avant l’entrée en vigueur de la Loi sur les nouvelles en ligne. Cependant, la société a précisé que la valeur économique des nouvelles pour elle est nulle et que ses utilisateurs n’utilisent pas la plateforme pour les nouvelles.

La loi canadienne est similaire à une loi approuvée par le gouvernement australien en 2021, qui exigeait également que les sociétés de médias sociaux et de recherche paient des frais aux organisations de presse locales pour les liens dans les publications. En réponse à cette loi, Meta avait restreint les utilisateurs de Facebook en Australie de publier des liens d’actualités. Cependant, cette interdiction n’a duré qu’environ une semaine, jusqu’à ce que Meta et le gouvernement australien parviennent à un accord qui a permis aux grandes entreprises technologiques de négocier avec les organisations de presse locales. Ces négociations ont abouti à des accords qui ont permis la continuation du partage de liens d’actualités.

Malgré les critiques de Meta et Google, qui affirment que les propositions du projet de loi C-18 sont insoutenables pour leurs entreprises, le gouvernement canadien a jusqu’à présent repoussé les suggestions de modifications. Le Premier ministre Justin Trudeau a même déclaré que Meta et Google utilisaient des « tactiques d’intimidation » dans leur campagne contre la législation.

Cependant, il est important de noter que le gouvernement canadien a indiqué qu’il s’engagerait dans un « processus de réglementation et de mise en œuvre » après l’entrée en vigueur de la législation. En outre, des réunions ont eu lieu entre le ministère du Patrimoine et Facebook et Google, et d’autres discussions sont prévues.

La décision de Meta de mettre fin à l’accès aux nouvelles sur ses plateformes en réponse à la nouvelle législation a suscité une réaction de la part du monde des médias. Danielle Coffey, présidente du groupe industriel mondial News Media Alliance, a salué le Parlement canadien pour avoir « tenu tête à Big Tech » après l’approbation du projet de loi par le Sénat. Elle a exprimé son espoir de voir d’autres pays, y compris les États-Unis, suivre l’exemple du Canada.

Alors que nous observons les conséquences de cette nouvelle législation au Canada, il est essentiel de se rappeler que l’avenir de l’accès aux nouvelles et de la diffusion de l’information est en jeu. Le monde des médias et des technologies est en constante évolution, et il est crucial que nous restions informés et engagés dans ces discussions.

La question qui se pose maintenant est de savoir comment cette décision de Meta affectera le paysage médiatique canadien et si d’autres pays suivront l’exemple du Canada en exigeant des entreprises technologiques qu’elles paient pour le contenu des actualités. Restez à l’écoute pour plus d’informations sur cette histoire en développement.

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